Présentation

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LERSHMM



Le Laboratoire d’Etude et de Recherche Socio-Historiques sur Les Mouvements Migratoires : est une structure de recherche et de soutien à la formation doctorale à l’université de Constantine.
Fondamentalement pluridisciplinaire, comme son intitulé  scientifique l'indique, LERSHMM regroupe des chercheurs de diverses branches des Sciences humaines : Historiens, Anthropologues, Sociologues…

MOTIVATION
LERSHMM traite, l’Histoire de la Rihla entre l’Orient et l’Occident-Musulman (Le Maghreb), la littérature  des voyages  dans ses formes les plus diverses. Une large place est consacrée aux voyageurs étrangers (arabes et occidentaux) au Maghreb : Chrétiens en Barbarie, voyageurs et religieux: sectaires, anglicans et trinitaires en Algérie  XVIe/XIXe (le Père Dan, Haëdo, Cartier, de Tassy, Venture de Paradis, Catacarth, Dr. Shaw ; Hommes de lettres voyageurs français en Algérie au début du XIXe (tels Nerval, Flaubert, Daudet..). L'arabisation et la publication des voyages religieux et politiques les plus anciens ( le XVie et XIXesiècle siècle) sont une  tâche de recherches primordiale.

 

    La rihal,  si chère dans les littératures arabes tient une place considérable. Sur le registre sociologique « La  mobilité sociale et la migration interne » sont un  thème aussi privilégié. Une équipe formé de sociologues lui est consacrée. Sur le plan juridique et économique, la motivation de LERSHMM est centrée sur les impacts des émigrés algériens de retour au pays d’origine (l’Algérie). Leur réadaptation  à leur contexte psychosocial; les problèmes socio- juridiques des émigrés; les modalités de transfère des devises découlant des fonds émigrés.
      Les motivations  de LERSHMM sont donc balisées autour de la mobilité, du voyage et de l’immigration; sans néanmoins se limiter dans le temps, LERSHMM est spécialisé dans l’Histoire du passé et l’Histoire du présent dans sa dimension de mouvance et de halte.  Il s'agit de la seule structure de recherche spécialisée et existante en Algérie tratant le problème de la mobilité,  du nomadisme, des voyages et des imigrations.

    Réseaux :
    Des liens de coopération internationale ont été tissés au cours des ans avec  ISAM (Istanbul) ; CARAS (Evry), Institut d'Etudes Africaines (Le caire) et l'université Marmara à Istanbul .

    SEMINAIRES :
    LERSHM  prépare chaque année un séminaire national ;  et un colloque international tous les trois ans. Dans le site web conçu par la direction du labo. on trouve une nomenclature des projets de recherche, une Base de données viatique regroupant, articles,  
    conférences de séminaires et communications de colloques. Une photothèque illustrant quelques activités et rencontres scientifiques. Les Forums sont accessibles à tous ceux qui souhaitent diffuser une information. Un moteur de recherche rattaché à l’université Mentouri permet sans difficulté de retrouver
    celle-ci.
    http://www.kml-filali.com  

    PUBLICATIONS :
    Dans le domaine de l’édition , LERSHMM a publié un voyage inédit à Constantine de Louis Régis, (1878) et Les actes du premiers séminaire sur « La sociologie de l’émigration algérienne dans l’Histoire du passé  et du présent» ; le deuxième séminaire sur «La mobilité l’émigration et les repères urbains paraîtra en septembre 2009.  Une édition nationale de « l’Histoire du Royaume d’Alger de Laugier de TASSY , Présenté par Kamel Filali ». et un vibrant Hommage au Professeur Mikel de Epalza consacré dans le numéro hors série de la REV.

    La Revue : Emigration et Voyage(REV).
    Organe du labo de Recherche Socio-Historique sur les Mouvements Migratoires paraitra une fois par année en trois langue (arabe, français et Anglais). Les articles de la REV  et  quelques travaux sont  téléchargeables sur le site du labo.
    http://www.kmk-filali.com
    K.F
     Site de l’université Mentouri
    http://www.umc.edu.com

    K.F

    Recherche

    Photos du Galerie

    • Dr Filali Kamel

    POSITION DE RECHERCHE

    Bruno Etienne

    Lois mémorielles ou abus de mémoire

    Dzayir

    « Terre et soleil d’Afrique,  Algérie lumineuse, indéfinie, inépuisable, prolongement de la joyeuse Provence dans les solitudes  sahariennes, porte ouverte sur le monde noir. Comme elle parut étrange et fascinante aux premiers qui l’abordèrent,  avec ses montagne sombres et ses villes toutes blanches, ses larges plaines, ses déserts luisants et ses hommes farouches, mélange inextricable de tous les peuples de l’Orient et du Nord, rangés en lignes de bataille, religieux comme des moines et braves comme des lions! Soumise aujourd’hui, rompue et pénétrée de toutes parts, elle est toujours attrayante. Les sociétés humaines y meurent sous nos yeux comme des forêts très vieilles ; les nouvelles  s’y entremêlent comme des taillis vigoureux qui leur disputent le soleil, et cette lutte est si longue par rapport à la brièveté de notre vie qu’elle nous donne à loisir des spectacles les plus intéressants du monde. »

    Ils restent devant nos yeux, ils subsistent à croire qu'ils dureront toujours, ces nomades venus du fond de l'Orient sur leurs chevaux agiles, escortant les hauts palanquins empanachés qui cachaient leurs femmes peintes; et ces demi-sédentaires blottis sous leurs cabanes pareilles à des vaisseaux renversés, qui ont tenu tête à Saint-Arnaud et à Lamoricière après s'être battus contre les consuls de Rome ; et ces montagnards liés les uns aux autres autour de leurs villages coniques, qui ont vu passer Théodose …; et ces Chananéens des villes saintes du Mezab dont les ancêtres entrelaçaient de vignes les palmiers de Sidon, premiers hérétiques du monde musulman, meurtriers d'Ali, le gendre du Prophète; et ces marabouts, ces voyants et ces saints, graine d'apôtres et de martyrs, isolés comme las ascètes de la haute Egypte ou distribués en confréries contemporaines de Saint-Louis et de Charlemagne et ces nobles du grand Sud nés pour la domination, le luxe et la guerre, grands vassaux du moyen-âge aux limites du monde civilisé et les serfs de ces Religieux, et les serfs de ces 'Nobles, asservis depuis des siècles par la superstition et par la peur, payeurs de dimes, rivés à la glèbe.» (souvenirs d'Afrique,pp14/15)
    Emile Masqueray (Né à Rouen 1843, mort à Saint Etienne du Rouvray le 19 août 1894).
    En 1880, lorsque l'enseignement supérieur fut organisé à Alger, il fut nommé à la Chaire d'Histoire et d'Antiquité de l'Afrique, et devint le premier directeur de l'Ecole des Lettres d'Alger ; deux postes qu'il occupa jusqu’à sa mort. Il fut le premier à introduire l'anthropologie et la sociologie des Etudes algériennes. Il est considéré par Jacques Berque comme une des figures  les plus brillantes de "la science maghrébine", avec E.F.Gautier E.Doutté et Robert Montagne.